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3) – Conditions de formation

3)    – Conditions de formation :

Dans l’Atlantique la période propice à la formation d’un cyclone se situe habituellement entre juin et novembre.

Au départ une simple zone nuageuse perturbée, le plus souvent une onde tropicale émergeant du continent Africain ou encore de la ZIC ou Zone Intertropicale de Convergence.

Plusieurs paramètres doivent être réunis pour l’apparition d’un système dépressionnaire :

1)- Des SST (Sea Surface Temperatures) ou températures de surface a plus de 26°C sur au moins 60 mètres de profondeur. (Voir les sites : NOAA-SST ou encore SSEC-SST )

im3Figure 1. Carte des températures de surfaces le 1er avril 2009. Crédit image : Wunderground

2)- A une latitude minimale de 5°N au dessus de l’équateur, en effet c’est à partir de 5° de latitude, soit une distance supérieure à 550 km de l’équateur, que la force de Coriolis peut agir sur le déclenchement du mouvement tourbillonnaire initial comme elle est nulle à l’équateur. Cette force qui est engendrée par la rotation terrestre, cause une déviation du vent vers l’est dans l’hémisphère nord. Cela permet à l’air chaud et humide de s’élever jusqu’à 9 000 m. Alors la pression atmosphérique baisse. Avec la force Coriolis l’air chaud et humide se met à tourbillonner. La vapeur d’eau forme des nuages. Plus l’écart de température de l’air entre basse et haute altitude est important, plus l’air est instable, créant de violents orages. L’air froid redescend en spirale en se réchauffent et remonte de nouveau.

Dès qu’un cyclone tropical entre sur terre ou dans des eaux froides, les vents s’affaiblissent comme il n’est plus alimenté par la vapeur des eaux chaudes.

3)- Un SAL (Sahara Air Layer) ou air sec du Sahara peu présent, en effet, l’air sec du Sahara accompagné de sable empêche la circulation des vents à l’intérieur du système et donc ne permet pas durablement son développement. (Voir le site : CIMSS-SAL )im4Figure 2. Carte de densité de sable Saharien dans l’air. Crédit Image : CIMSS

4)- Peu de Windshears ou cisaillement des vents, on admet par exemple qu’un cisaillement de vent supérieur à 30 ou 35 nœuds (60 km/h environ) entre les niveaux d’altitude 1500 m et 10 000 m peut empêcher un cyclone de se développer. (Voir le site : CIMSS-WINDSHEARS )

windFigure 3. Carte des windshears (cisaillement du vent). Crédit Image : CIMSS

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